Continuons sur notre lancée pour choisir notre hébergeur. Dans le chapitre précédent nous avions pu voir que chacune des solutions open-source sont généralement accompagnées d’informations concernant les spécifications techniques de l’hébergement. Prochain travail donc, trouver l’hébergeur de confiance.
Nous pouvons diviser le chapitre de l’hébergement en trois catégories : le mutualisé, le serveur virtuel et le serveur dédié. Chacune de ces catégories peut aussi être associé à une infogérance via un prestataire qui peut être l’hébergeur ou un tiers de confiance.
Ce qu’il faut savoir
Plusieurs choses sont à connaitre avant de choisir son hébergeur et à vérifier. Tout d’abord le nombre de site que vous allez pouvoir héberger sur votre machine ainsi que le nombre de sous-domaines. Si vous n’avez peut être actuellement qu’un seul site, ce ne sera peut être pas tout le temps le cas. Viennnet ensuite le nombre de base de données et leurs tailles afin de ne pas tout mettre ses œufs dans le même panier. Enfin le trafic mensuel, le nombre de comptes emails (ainsi que la taille des boites mails) ou encore le nombre de compte ftp. N’hésitez pas à vous faire un tableau comparatif !
Certaines solutions ont aussi besoins de serveur Microsoft (pour de l’asp/.net ou autre choses M$) mais la plupart du temps, la suite Linux/Apache/Mysql est utilisée.
Les différentes offres
L’offre mutualisée
L’offre mutualisée est la moins chére disponible sur le marché. Cela vient essentiellement du fait qu’une seule et même machine sert à héberger plusieurs dizaines voir centaines de sites (plutôt des centaines d’ailleurs). Les performances générales de la machine peuvent donc être plus ou moins fiable même en tenant compte du fait que les hébergeurs les surveillent généralement relativement bien afin d’éviter un désagrément de ce type à tous leurs clients.
Avantange : Le prix qui est généralement associé à un package relativement intéressant pour l’utilisateur aux besoins lambda.
Inconvénient : Il faudra cependant se demander si le trafic général (la moyenne de données échangées entre votre site et le visiteur multipliée par le nombre de visiteurs) de la machine ne vas être trop gourmand pour un hébergement mutualisé. Dans ce cas, votre hébergeur pourrait vous demander de passer sur une autre offre (serveur virtuel ou dédié) ou alors couper votre site…
Avis : L’hébergement mutualisé est largement suffisant dans 90% des projets web, alors profitez-en !
Le serveur dédié virtuel
Second palier, le serveur dédié virtuel. Pourquoi virtuel et pourquoi dédié ? Tout simplement car le serveur dédié virtuel est un serveur hébergé sur la même machine que d’autres clients (tout comme un serveur mutualisé mais avec beaucoup moins de monde). Le prestataire via un système de virtualisation à donc partagé sa machine en en sous-ensemble de machine dont vous êtes l’un des heureux possesseurs. Vous ne louez donc pas un serveur dédié à proprement parlé mais êtes libre de la même manière.
Avantage : L’apparente liberté qu’offrent ce type d’hébergement. Elles sont par ailleurs moins chères qu’un serveur dédié.
Inconvénient : Les connaissances techniques, qui dit dédié dit installation/configuration/maintenance et donc un niveau de connaissance technique. Il faudra donc suivant les prestataires penser à se trouver un allié en cas de pépin…
Avis : Un bon intermédiaire même si je préfère pour ma part soit le mutualisé, soit le dédié… Il y a des fois comme ça…
Le serveur dédié
La rolls de l’hébergement, le serveur dédié vous permet en toute liberté de faire ce que vous entendez de votre serveur. Il faudra donc regarder du coté des spécifications de la machine, de la bande-passante ou encore du type de connexion. Ensuite, il faudra choisir la système d’exploitation utilisé sur la machine Ubuntu, Debian, Gentoo… Ou encore Windows Server ?
D’autres questions pourront se poser, panel de gestion ou pas ? Et dans ce cas lequel ? Qui va installer cette machine et la maintenir dans le temps (ne serait-ce que pour faire les mises à jours) ? Quelle va être la stratégie de sécurité ?
Vous l’aurez compris, le serveur dédié est réservé aux personnes ayant de bonnes voir de très bonnes connaissances dans le milieu de l’administration de serveur. Et comme enfoncer le clou est toujours important, l’administration de serveur n’est pas chose facile mais installer un serveur l’est… Attention aux touristes du web !
Avantage : La flexibilité.
Inconvénients : Le prix et les connaissances techniques associées à ce type d’hébergement.
Avis : Si vous pouvez le faire, faites-le. On ne regrette malheureusement jamais un serveur dédié, excepté pour les apprentis bricoleurs du web.
Et le nom de domaine ?
Chacun des hébergeurs que vous trouverez (en dehors des serveurs dédiés) vous offre la possibilité d’enregistrer, de transférer ou d’héberger des noms de domaines. Certains hébergeur vous offrirons mêmes un ou deux noms de domaine en souscrivant chez eux. L’autre option est d’acheter vos noms de domaines chez un prestataire tiers afin de ne pas vous retrouver bloqué avec votre hébergeur car vous l’apprendrez malheureusement pas toujours de la bonne manière, le transfert d’un nom de domaine d’une société à une autre est en général un véritable parcours du combattant.
Pour ma part j’utilise gandi pour gérer mes domaines et n’ai jamais eu de problème. Il faut dire que je n’ai aussi jamais chercher à transférer de domaine entres plusieurs registrar…
Les gros VS les petits
Derniers point mais toujours aussi important, faut-il plutôt s’orienter vers les gros du web tels qu’OVH ou 1&1 ou vers des prestataires plus petits comme PHPnet voir carrément intimiste pour certains ?
Ma réponse sera très simple, tout dépend de ce que vous avez à héberger, avec quel type d’hébergement et qui peut vous appuyer en cas de problème.
Voici donc ceux que j’ai pu essayer :
- OVH : J’ai essayé les offres mutualisées et les serveurs dédiés. Pour ma part le panel d’administration me laisse un peu perplexe, j’ai toujours eu beaucoup de mal à m’y repérer. Reste qu’OVH en tant que gros du web est une bonne solution. Attendez-vous seulement à n’être qu’un client parmi tant d’autres.
Le site - 1&1 : Autre “gros” du web, je n’ai essayé que la solution mutualisé de 1&1 et n’ai jamais eu de problèmes particuliers.
Le site - PHPnet : Mon préféré, malgré un problème rencontré en 2005 qui m’a donné bien du fil à retordre, PHPnet reste mon hébergeur culte. Tout me plait (peut être à force de l’utiliser je ne sais plus), les offres tiennent la route, le suivi aussi et particulièrement en cas de pépin.
Le site - Celeonet : Il faut bien dire du mal de quelqu’un… J’ai utilisé un hébergement en mutualisé qui ne m’a jamais donné satisfaction, même dans l’administration d’un blog wordpress fraichement installé.
Le site - Dedibox : J’ai comme beaucoup d’autres pu essayer les dédibox lors du lancement de l’offre. Pas vraiment de déception puisque tout était géré par mes soins. Ma box à cependant connu quelques problèmes matériels indépendant de ma volonté. Après quelques déboires, je me suis surtout aperçu que gérer un dédié me prenait beaucoup de temps et que je n’en avais pas forcément le besoin. Un très bon apprentissage pour un cout faible comparé aux autres offres dédiés de l’époque.
Le site - Etigris : J’utilise ce prestataire belge pour héberger certains sites en mutualisé. Si le prix est supérieur à la moyenne, le suivi client est particulièrement efficace et même à la hauteur d’un serveur dédié. On a donc quelque chose idéal pour une personne désirant un serveur mutualisé avec des exigences de réactivités importantes. Sur ce point, rien à redire.
Le site - Elginux : J’utilise cet hébergeur pour un site seulement, nous avions besoin d’un serveur efficace, infogéré avec une réactivité très importante. Après consultations des différentes offres et comparatif des tarifs, elginux est sorti du lot.
Le site
Conclusion
Je pense avoir fait le tour de toutes les choses à savoir avant de créer un site web. Vous avez donc suffisamment de cartes en main pour savoir quoi faire et ou aller. Ce blog va donc passer dans une phase plus technique et graphique puisque nous allons voir des barbaries de développeurs, webdesigners ou encore intégrateurs.
Place maintenant au PHP, xHTML, CSS, Flash et ActionScript, webdesign le tout sur une base de Wordpress. Et oui.
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