• septembre30

    Bienvenue au pays des titres à rallonge. Seconde étape de la création d’un site Internet, choisir sa plateforme, un élément au combien indispensable. Deux solutions s’offrent à vous, la première est relativement simple puisqu’il vous faudra courir les agences web. La seconde, démarche souvent gratuite, se servir d’outils existant sans vouloir forcément réinventer la roue.

    Le choix de l’agence web ou du prestataire indépendant

    Première solution donc, une agence, un prestataire, un freelance, ce que vous voudrez tant qu’il rentre dans la case « pro ». Il faudra certaines fois se résigner à aller les voir. Oui, un site n’est pas forcément donné, oui le commercial va vous en mettre pleins la tête avec des centaines de choses techniques et de gros mots mais oui, oui oui, ce sont avant tout des professionnels du métier.

    Autre point, dans ce cas de figure le développement de votre solution est très souvent basée sur une plateforme créée par le prestataire, solution qui vous sera vendu avec de la maintenance ou non mais qui très souvent, vous fiancera (sans forcément vous marier) avec ce dernier. Il arrive aussi que certains prestataires utilisent des solutions libres (cf le prochain article) ce qui permet de pouvoir continuer le travail plus tard avec une autre personne. Je trouve pour ma part important de vérifier ce point non pas pour pousser la vente de solution propriétaire mais pour tout simplement savoir ou le client va et dans quelle condition.

    N’hésitez donc pas dans un premier temps à consulter votre réseau de connaissance pour connaitre les agences en bien ou en mal. Tout le monde peut faire du web, tout le monde ne sais pourtant pas en faire correctement.

    Le passage en agence doit théoriquement s’effectuer en plusieurs étapes. La première est la phase d’approche avec description du projet. Rien ne sert d’arriver avec son cahier des charges de 50 pages et autant d’exigences, il sera la plupart du temps complètement rédhibitoire pour le pro que vous aurez en face de vous ce qui ne vous mettra pas forcément dans la case du « client sympa, exigeant, mais sympa » mais plutôt dans celle du « gros lourd à éviter ». Décrivez-lui votre projet, toutes les informations en votre possession, ce que vous avez en tête, vos pistes graphiques et laissez lui le temps de faire sa part du travail puis de vous proposer quelque chose adapté à vos besoins.

    Le premier entretien débouchera donc logiquement sur un second qui servira à faire le point. Entre les deux, votre cahier des charges aura pu s’étoffer grâce aux différents échanges entre votre presta et vous, votre idée de départ aussi et votre interlocuteur aura pu se faire un avis global. A ce stade, n’hésitez pas à lui poser des questions sur toute sa proposition et à lui parler de ce que vous avez pu lire dans la presse spécialisée ou sur le web. Nous ne sommes pas toujours parfais et ne commençons pas forcément par des réponses simples alors un peu de fraicheur – ou de futilité – technique ne peux pas faire de mal.

    Une fois le devis entres vos mains, épineuse question : Ce devis correspond-ils à mes attentes et n’est-il pas trop cher ?

    Afin d’y répondre, rien de plus simple. Vous pouvez tout d’abord vous renseigner sur le net en recherchant les différentes étapes du devis afin d’en savoir plus mais aussi consulter vos connaissances ou très simplement comparer le devis avec d’autres prestataires. Concernant la partie sonnante et trébuchante, un article à récemment été écrit par Gabriel Cardon répondant très bien à cette question.

    Les étapes suivantes seront donc la présentation de la charte graphique, le développement, la phase de debug et enfin la livraison. N’hésitez pas à mettre votre nez dans chacune des étapes et suivre souvent le projet, il n’y a rien de plus énervant que de voir un client débarquer du jour au lendemain en se plaignant de tous les maux du monde alors qu’il n’est pas allé voir les modifications faites la semaine précédente. Attention cependant, une fois le devis signé et la charte graphique validée par vos soins, il sera plus dur de revenir sur des « détails » pour vous pouvant largement impacter sur le développement et qui pourrons donc vous être facturés. Prenez votre temps, c’est aussi de l’argent :) .

    Prochain article, les solutions gratuites et libres.


4 Commentaires

  1. oelmekki

    8 octobre à 22:31

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    Hello,

    Article intéressant :)

    Je voudrais juste revenir sur la question du cahier des charges. Personnellement, en tant que prestataire freelance, j’apprécie *énormément* que le client apporte avec lui un cahier des charges.

    Bien sûr, il risque d’être modifié selon les possibilités techniques, et je suis d’accord que 50 pages, c’est trop. Des éléments y seront également rajoutés au fil des discussions. Mais avoir fait un premier cahier des charges simplistes, c’est déjà avoir couché sur papier ce qu’on veut, et cela permet de s’en faire une idée claire (les choses sont toujours plus claires une fois écrites).

    S’il te plaît, ne conseille pas ça à tes lecteurs :) La plupart des clients que je rencontre ont déjà une répulsion trop grande à l’idée de constituer un cahier des charges. C’est justement qu’ils s’imaginent devoir écrire un pavé de 50pages ultra-techniques. Simplement répondre au questions que tu proposes dans ton article précédent constitue une bonne base. Y rajouter quelques idées sur la manière dont on désire que le tout tourne achève simplement et clairement de faire une ébauche de cahier des charges qui accélérera le processus et évitera les surprises (et sera plus facile à revoir que de faire tout cela à l’oral lors de l’entretien).


  2. pocky

    8 octobre à 22:40

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    Merci !

    N’hésites dans ce cas pas à laisser certains types de questions comme tu les aimes, je les ajouterais volontiers. Je n’ai en effet pas la science infuse à tous les niveaux :) .


  3. oelmekki

    9 octobre à 0:31

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    Moi non plus bien sûr, je parle juste de mes préférences personnelles :)

    Les quatre questions que tu as posées dans l’article précédents sont primordiales :
     » * A quoi servira mon site internet ?
    * Par qui sera t’il utilisé ?
    * Qu’aimerais-je voir dessus ?
    * Quelle est ma cible ?
     »

    Parmi celles-ci, à mon sens, la première et les deux dernières servent à se donner une idée générale du site, et la seconde est particulièrement capitale pour faire une première esquisse de cahier des charges en tournant la question de cette manière : « par qui sera-t-il utilisé et comment? ».

    L’idée est de présenter un bref aperçu des différents types d’utilisateurs (visiteurs, inscrits, clients, administrateurs…) et des actions possibles pour chacun d’eux. Cette simple description, sans rentrer dans les détails, permet de se donner une première idée de comment modéliser l’application. À mon goût, bien entendu :)


  4. Gab le Globule

    10 octobre à 14:02

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    Mazette, je suis cité ;-)

    Merci pour le lien alors et je vais m’associer @oelmekki pour cette histoire de cahier des charges.
    Effectivement, personne de censé ne peux produire ni lire un cahier des charges de 50 pages. Ou plutôt si mais uniquement dans le cas de sites transactionnels importants.
    Pour moi ce qui est primordial lors de la prise de contact, c’est de savoir ce qu’on veut dire, à qui évidemment, et faire, le web n’étant qu’un moyen.

    Ce que j’attends, c’est en général une ébauche d’arborescence et de mécanisme (mécanisme d’adhésion, de prise de contact, de candidature, de vente…) au moins sur un bout de nappe en papier découpée à la main, on est pas des bêtes.

    Bien sûr le presta vient ajouter son grain de sel grâce à l’expérience, idéalement pour produire un cahier des charges plus ou moins détaillé en fonction de la complexité ou à minima un storyboard et les schéma de flux pour expliquer les mécanismes.

    Et oui, le détail d’une animation flash d’intro de 10 pages ne sert à personne, cette pratique étant obsolète depuis 1999 ;-)


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